Actualités

Préparer les vacances pour son animal de compagnie

 
 

En France, l’abandon d’un animal domestique est assimilable à un acte de cruauté passible de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende (article 521-1 du code pénal)

Faire garder son animal de compagnie :

De nombreuses solutions existent pour que votre animal de compagnie soit pris en charge tout en veillant à son bien-être.

Il existe de nombreuses façons de faire garder son compagnon à quatre pattes pendant les vacances (pensions, famille d'accueil, pet-sitter…).

Avant tout, il faut trouver les solutions les plus adaptées pour  vous et  votre animal. Comment s'y retrouver ?

La pension

C'est le seul mode de garde qui fasse l'objet de contrôle par les services de la DDPP auprès desquelles l'activité doit obligatoirement être déclarée.

Cette activité consiste à héberger votre animal dans des locaux spécifiquement conçus à cet effet. Des règles[1] précises s'appliquent pour assurer la santé et le bien-être des animaux accueillis, notamment s'agissant de l'espace à disposition de chaque animal, de ses mouvements ou encore de ses contacts sociaux.

En mettant votre animal en pension, vous êtes assuré que la personne à qui vous le confiez dispose des qualifications requises pour prendre soin de celui-ci ainsi que de l'existence d'un règlement sanitaire au sein de l'établissement.

La mise en pension suppose néanmoins que votre animal supporte bien le contact avec de nouveaux animaux.

Les animaux doivent être identifiés et les conditions d'accueil dans la pension (vaccination,  vermifugation…) sont fixées par le gérant de la pension. Il faut donc s’en préoccuper en amont.

D'autres modes de garde existent pour les animaux au caractère plus indépendant ou n'appréciant pas d'être déplacés. Ces modes de garde peuvent être tout à fait adaptés à votre animal et respectueux de celui-ci.

Néanmoins, dans la mesure où ces activités restent souvent occasionnelles et procurent un revenu  non substantiel, il ne s'y applique pas de règles de santé et de protection animale. Il convient d’être vigilant et, dans la mesure du possible, d’établir un contrat validé par les deux parties afin de strictement encadrer la prestation.

La garde à domicile

Cette solution permet à l'animal de conserver ses repères et son environnement.

Pour de longues périodes, le « pet-sitter » s'installe à votre domicile et s'occupe au quotidien de votre chien ou chat.

En cas d'absence de courte durée des propriétaires, le « pet-sitter » vient nourrir et promener votre animal (pour un chien) plusieurs fois par jour.

La garde au domicile du gardien

Cette méthode est adaptée aux animaux habitués à la présence humaine et qui n'apprécient pas d'être isolés.

La garde échangée

C'est un échange de services entre propriétaires d'animaux de compagnie ! Les propriétaires partent en vacances de manière alternée, ce qui permet tour à tour de s'occuper des chats et/ou chiens de l'autre gratuitement.

Les familles d'accueil

Il est possible de rencontrer la famille d'accueil avant de confier votre animal. Ce sera l'occasion d'échanger sur les habitudes de votre chien ou de votre chat, de découvrir leur futur lieu de résidence temporaire, de vérifier l'éventuelle cohabitation avec d'autres animaux.

Voyage à l'étranger

Des obligations à respecter

Pour voyager, au départ de la France ou au retour en France, les chiens ou les chats doivent être âgés de plus de 3 mois. Diverses obligations doivent être respectées, selon la destination.

  • Les animaux voyageant vers les Etats membres de l’Union européenne, doivent être :
    • - identifiés par puce électronique (ou tatouage si réalisé avant le 3 juillet 2011) ;
    • - vaccinés contre la rage (âge minimal de vaccination : 12 semaines) (la primo-vaccination est considérée valide après au moins 21 jours) ;
    • - accompagnés d’un passeport européen.
  • Royaume-Uni, Irlande, Finlande et Malte

Ces pays exigent en plus un traitement contre l’Echinococcose qui doit être réalisé entre 24 et 120 heures avant l’entrée sur leur territoire et attesté par un vétérinaire sur le passeport.

  •  Les animaux voyageant vers les Pays tiers (hors de l’Union européenne) et les  TOMTerritoires d'outre-mer doivent être : :
    • - identifiés exclusivement par puce électronique ;
    • - vaccinés contre la rage ;
    • - titrage d’anticorps antirabiques au moins égal à 0,5 UI/ml,(sauf si l’animal provient d’un pays indemne de rage[2] ) ;
    • - accompagnés d’un certificat sanitaire original ou d'un passeport européen (si délivré avant le départ).

Renseignez-vous auprès de l’Ambassade du pays de destination sur les documents obligatoires ou le risque de quarantaine.

Obligation pour l’introduction de carnivore en France

  • Depuis un pays de l'Union européenne,
    • - être identifié par puce électronique (ou tatouage si l'identification a eu lieu avant le 3 juillet 2011),
    • - être valablement vacciné contre la rage,
    • - être accompagné par un passeport européen pour animal de compagnie, tenu à jour et délivré par un vétérinaire habilité par l’autorité compétente (en France, un vétérinaire titulaire de l'habilitation sanitaire).
  • Depuis un pays-tiers,
    • - être identifié,
    • - être valablement vacciné contre la rage, 
    • - selon le pays de provenance, avoir eu un dosage des anticorps antirabiques avec un résultat supérieur ou égal à 0,5UI/ml. Le titrage doit avoir été réalisé au moins 3 mois avant l'importation à compter de la date du prélèvement, sur un animal dont la vaccination antirabique est en cours de validité au moment de la prise de sang.
    • - avoir un certificat sanitaire signé par un vétérinaire officiel du pays de provenance,  

Pour rappel :

La vaccination contre la rage est valable si les conditions suivantes sont respectées : 

  • - vaccination après l'âge de 12 semaines, 
  • - vaccination réalisée après l'identification,
  • - inscrite dans le passeport européen (pour les animaux provenant d'un pays de l'Union européenne),
  • - primo vaccination valable 21 jours après son injection.
La rage

Précaution et prévention

La rage reste présente dans de nombreux pays proches de la France et peut être introduite si des mesures de précaution ne sont pas respectées.

Maladie inexorablement mortelle transmissible de l’animal à l’homme, elle fait l’objet d’une surveillance sanitaire stricte et de mesures de prévention par vaccination.

Mesures de précaution

- Evitez le contact avec un animal errant ou sauvage dans un pays où sévit la rage : griffures, morsures et léchage peuvent transmettre cette maladie.

- Ne ramenez jamais en France un animal sans le déclarer: respectez les exigences sanitaires.

Mesures de prévention

La vaccination des chiens et chats est obligatoire à partir de l’âge de 3 mois :

  • - pour les animaux vivant en zone infectée
  • - pour voyager à l’étranger
  • - pour entrer en France ou revenir en France
  • - pour les chiens considérés dangereux par la loi

Seul le passeport européen permet de certifier la vaccination contre la rage des chiens et des chats, y compris lorsque l’animal ne fait pas l’objet d’une sortie du territoire français. Réglementairement, la vaccination est valide après un délai d'au moins 21 jours après la première injection et la fréquence des rappels est indiquée dans le passeport.

[1] Ces règles sont détaillées dans l'arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d'espèces domestiques relevant des articles L. 214-6-1, L. 214-6-2 et L. 214-6-3 du code rural et de la pêche maritime ainsi que dans ses annexes .

[2] Pays indemnes de rage listés dans les parties 1 et 2 de l'annexe II du règlement (CE) n°577/2013 du 28 juin 2013 concernant les modèles de documents d’identification relatifs aux mouvements non commerciaux de chiens, de chats et de furets, l’établissement de listes de territoires et de pays tiers ainsi que les exigences en matière de format, de présentation et de langues applicables aux déclarations attestant la conformité à certaines conditions prévues par le règlement (UE) n° 576/2013 du Parlement européen et du Conseil