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Rupture du pipeline Ile-de-France

 
 
Rupture du pipeline Ile-de-France

Dans la nuit du 24 au 25 février 2019, une rupture de pipeline Ile-de-France a provoqué une fuite de pétrole, impactant des parcelles agricoles sur les communes d’Autouillet et de Boissy-sans-Avoir.

Dans un souci de transparence, le Préfet des Yvelines Jean-Jacques Brot souhaite informer les habitants, riverains, élus, associations sur l’action des services de l’Etat.

> Impact acoustique du chantier- Ginger Burgeap Retia - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 9,68 Mb

Des réunions d’information sont organisées chaque semaine dans les communes concernées sous la présidence du corps préfectoral, en présence des représentants de Total.

La première réunion a eu lieu le 5 mars 2019, à Autouillet sous la présidence du Préfet des Yvelines Jean-Jacques BROT.

Les réunions suivantes se sont tenues sous la présidence du Sous-préfet de Rambouillet Michel HEUZÉ :

- mercredi 13 mars 2019 à Boissy-sans-Avoir,

- mercredi 27 mars 2019 à Vicq,

- mardi 9 avril 2019 à Autouillet,

- mercredi 15 mai 2019 à Autouillet,

- mercredi 12 juin 2019 à Autouillet,


Relevés des échanges du comité de suivi :

> relevé des échanges du 5 mars 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,27 Mb

> relevé des échanges du 13 mars 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,25 Mb

> relevé des échanges du 27 mars 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,10 Mb

> relevé des échanges du 9 avril 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,26 Mb

> Relevé des échanges du 15 mai 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,57 Mb


13 mai 2019

La consultation concernant les mesures de réparation à mettre en œuvre par la société TOTAL Raffinage France dans le cadre de la rupture du PLIF est accessible ici

Ces mesures ne concernent que les terrains adjacents à la fuite. Les réparations à mettre en œuvre sur les milieux eau et biodiversité feront l’objet d’une analyse, et, le cas échéant, d’une proposition d’arrêté préfectoral distinct.


Informations communiquées par Total (communiqués, diaporama, …)

https://fr.total.com/fuite-sur-le-pipeline-dile-de-france-dans-les-yvelines

> Impact acoustique du chantier- Alhyange - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,52 Mb

> Impact acoustique du chantier- Ginger Burgeap Retia - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 9,68 Mb

Relations riverains et parties prenantes locales : 06 95 20 01 45 - RC-RGP-CONTACT-PLIF@total.com


Point au 16 avril 2019

L'Agence Régionale de Santé

  • Les forages des Bismes à Mareil-sur-Mauldre sont remis en service avec un contrôle quotidien des hydrocarbures pour valider l’absence d’impact de la pollution sur la qualité des eaux souterraines.
  • Le forage du Château du Breuil à Garancières est remis en service avec un contrôle hebdomadaire des hydrocarbures pour valider l’absence d’impact de la pollution sur la qualité des eaux souterraines.
  • Les forages de La Chapelle à Villiers-Saint-Frédéric sont autorisés à être remis en service et des analyses de contrôle préalable sont en cours.

L’ensemble des analyses réalisées, à ce jour, est conforme à la réglementation en vigueur et confirme l’absence d’impact de la pollution sur les nappes captées pour l’alimentation destinée à la consommation humaine


Point au 12 avril 2019

L’Unité Départementale de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie (DRIEE)

Des opérations visant à contenir la pollution ont d’abord réalisées par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS), sous l'autorité du Préfet des Yvelines. La SDIS a ainsi déployé plusieurs barrages anti-pollution sur les cours d'eau. Le SDIS a ensuite été relayé par les équipes de Total, qui conformément à la législation est tenu de prendre à sa charge les mesures visant à prévenir et réparer les dommages.

Depuis l’accident, de nombreux prélèvements ont été réalisés dans différents milieux, par des services de l’État ou par des organismes missionnés par la société Total Raffinage France. Pour ces dernières, les localisations, fréquences et le choix des paramètres mesurés ont notamment fait l’objet d’échange entre Total Raffinage France et les services de l’État.

Ces premiers relevés devront se poursuivre et être complétés notamment pour la caractérisation des dommages dans les différents milieux et la définition des mesures de réparation.

Ainsi, le Préfet des Yvelines a pris, sur la base d’une proposition de la société Total Raffinage France qui a fait l’objet d’une analyse des services de l’État coordonnés par la DRIEE, un arrêté visant à encadrer la surveillance de la qualité des milieux.(http://www.yvelines.gouv.fr/content/download/18686/114684/file/recueil-78-2019-074-recueil-des-actes-administratifs-special.pdf


Point au 2 avril 2019

L'Agence Régionale de Santé

  • Les forages des Bismes sont remis en service avec un contrôle quotidien des hydrocarbures pour valider l’absence d’impact de la pollution sur la qualité des eaux souterraines.
  • Les forages de Garancières et de La Chapelle sont autorisés à être remis en service et des analyses de contrôle préalables sont en cours.
  • Les résultats des prélèvements réalisés en air intérieur du 5 au 21 mars 2019, pour les paramètres recherchés, sont situés dans les gammes de concentrations habituellement mesurées dans les logements français, sur l’ensemble de la période d’évaluation.

En cas de question :

  • Délégation territoriale des Yvelines de l’ARS : ars-dd78-cssm@ars.sante.fr – 01 39 49 48 10
  • Centre anti poison : 01 40 05 48 48

La Direction Départementale des Territoires

Dans la continuité des arrêtés pris précédemment, concernant le restriction de la pêche en eau douce, la préfecture a pris:

  • l'arrêté préfectoral d'interdiction de l'exercice de la pêche de loisirs et de la consommation de poissons pêchés sur les rus de la Coquerie, du Breuil, le Lieutel, sur les communes de Autouillet, Boissy-sans-Avoir, Vicq, Neauphle-le-Vieux du 30 mars 2019 au 12 avril 2019.
  • l'arrêté préfectoral de prescriptions spécifiques pour l'exercice de la pêche de loisirs sur le ru "la Mauldre" sur les communes de Villiers-Saint-Frédéric, Neauphle-le-Vieux, Beynes du 30 mars 2019 au 12 avril 2019.

Ces arrêtés feront l'objet d'un affichage en mairie dans les communes concernées et ont été publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 1er avril 2019.
Les analyses d'une éventuelle contamination en hydrocarbures des poissons sont en cours sur des prélèvements du 26 mars effectués sur le ru de Breuil, le  Lieutel et la Mauldre.
La police de l’eau de la DDT effectuera un contrôle sur place dans le cadre des travaux de dépollution en cours.


Opérations de dépollution sur les cours d’eau - Point au 22 mars 2019

La société Total a déclaré aux services de l’État être actuellement en train d’enlever les barrages à jupe ou à boudins et les remplacer par des barrages filtrants sans besoin de pompage (barrages de surveillance). Elle déclare en effet avoir terminé en ce début de semaine le nettoyage des eaux de surface des cours d’eau, comme le montre la carte ci-dessous mise à jour par la société Rétia (cliquez sur l'image pour l'agrandir), en charge de la mise en œuvre des travaux de dépollution pour le compte de Total.

Cette déclaration fera l’objet de contrôles par le service en charge de la police de l’eau.

Il convient par ailleurs de souligner que ces opérations de nettoyage des cours d’eau ne signifient pas que les travaux de dépollution sont achevés. Ils dureront encore plusieurs mois en particulier pour traiter la pollution encore présente dans les champs autour du point de rupture du PLIF.

A ce jour, des moyens ont été mis en œuvre pour contenir cette pollution et couper les voies de transfert vers les ressources en eau. Des analyses, pour certaines quotidiennes, ont été demandées à Total par les services de l’État et sont d’ores et déjà mises en œuvre pour s’assurer de l’efficacité des travaux de confinement de la pollution réalisés. Elles seront précisées et encadrées dans la durée par un arrêté préfectoral.

Par ailleurs, concernant les végétations des berges, marais et zones humides affectés, de nouveaux contrôles seront nécessaires, pouvant le cas échéant conduire à des travaux de dépollution complémentaires avant de pouvoir acter la fin des opérations sur ces milieux.

Les riverains sont invités à signaler toute constatation relative aux cours d’eaux auprès du service en charge de la police de l’eau : Direction Départementale des Territoires (DDT) : ddt @yvelines .gouv.fr


Point au 14 mars 2019

L’Unité Départementale de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie (DRIEE) et la Direction Départementale des Territoires (DDT)

1. Leurs missions

La direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile-de-France (DRIEE) exerce des missions en matière d'environnement, d'énergie et de développement durable, notamment dans le domaine du contrôle de la sécurité des activités industrielles. Elle est notamment en charge du contrôle des canalisations de transport d’hydrocarbures, dont le PLIF (pipeline d’Île-de-France).

Dans le cadre de l’accident du PLIF dans les Yvelines,

La direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile-de-France (DRIEE) intervient pour proposer au Préfet des Yvelines, les dispositions qu’il convient d’imposer à la société Total, exploitant du PLIF, et assure le contrôle de la bonne mise en œuvre de ces prescriptions à Total.

La DRIEE mobilise ses services sur le suivi de deux thématiques :

  • l’enquête sur les causes de l’accident et les conditions de la remise en service du pipeline ;
  • la limitation des conséquences de l’accident et la gestion de la dépollution du site. Sur ce sujet, la DRIEE se coordonne avec les autres services de l’État, ARSAgence Régionale de Santé et DDT

La Direction Départementale des Territoires (DDT) intervient pour :

  • délivrer les autorisations de circulation des poids lourds les dimanches et jours fériés notamment pour permettre l’évacuation de la pollution
  • accompagner les agriculteurs dans leurs démarches administratives,permettant l’évaluation et la prise en compte des dommages subis dans leur activité.
  • prendre un arrêté préfectoral interdisant la pêche de loisir et la consommation des poissons pêchés
  • évaluer les impacts sur les milieux naturels et aquatiques et met en œuvre un plan d’actions de reconquête des milieux.
  • agir dans le cadre de la police de l’eau.

2. L’enquête sur les causes de l’accident et les conditions de remise en service de l’installation

L’arrêté de mesures d’urgence n°78-2019-02-26-003 du 26 février 2019 prévoit le maintien hors service de la canalisation jusqu’à décision explicite du préfet.

> Arrêté du 26 février 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,22 Mb

La remise en service est ainsi conditionnée à la fourniture par l’exploitant d’un rapport conclusif sur les causes de l’accident et d’un rapport sur les conditions de remise en service du PLIF. Ces rapports seront étudiés par la DRIEE. Au regard du déroulement de l’enquête administrative, de nouvelles prescriptions pourront être imposées à Total par arrêté préfectoral.

La réalisation du rapport sur les causes de l’accident nécessitera une expertise métallurgique. La DRIEE a demandé à Total de faire réaliser l'expertise du tube par l'Institut de Soudure, laboratoire indépendant qui avait déjà réalisé le même type d'expertise sur l'accident de Saint-Vigor (76) en 2014 et avait rendu un rapport conclusif sur les causes de l’accident (endommagement par un engin de chantier).

Cette enquête est réalisée sur réquisition du parquet de Versailles. Toutes les conclusions sur ce sujet seront donc remises au parquet dans le cadre de l’enquête judiciaire.

La section de tube sur laquelle se trouve la brèche a été découpée le jeudi 7 mars en présence des gendarmes, d’un huissier de justice et de la DRIEE. Le tronçon a été mis sous scellé puis transporté à l’institut de soudure.

Les travaux de réparation de la conduite (remplacement de la section retirée) sont en cours.

3. La limitation des conséquences de l’accident et la gestion de la dépollution du site

L’accident du PLIF a conduit à un déversement estimé à 900m3 d’hydrocarbures dans le milieu naturel.

Lundi 25 février matin, le service départemental d'incendie et de secours (SDISService départemental d'incendie et de secours), sous l'autorité du Préfet des Yvelines, a déployé plusieurs barrages anti-pollution sur les cours d'eau. Le SDISService départemental d'incendie et de secours a ensuite été relayé par les équipes de Total.

Des mesures ont rapidement été mises en place pour limiter les effets de l’accident. Elles visaient principalement à empêcher la pollution d’atteindre les cibles les plus sensibles : zones naturelles protégées, eaux superficielles et captages d’alimentation en eau potable.

Les mesures conservatoires imposées à la société Total sont encadrées administrativement par l’arrêté de mesures d’urgence n°78-2019-02-26-003 du 26 février 2019. Elles seront complétées par des mesures demandées par les services concernés.

Point d’étape au 14 mars 2019 :

Concernant la gestion de la dépollution, la première étape consiste à faire un diagnostic précis de l’impact environnemental et sanitaire du sinistre.

En réponse à l’article 5 de l’arrêté de mesures d’urgence du 26 février 2019 la société Total a remis, le 14 mars à l’administration, un premier diagnostic de l’impact environnemental et sanitaire du sinistre (document en cours d’instruction par les services de l’Etat). Un arrêté préfectoral est préparation pour formaliser la surveillance régulière à mettre en place.

Les premiers éléments (observations visuelles, études documentaires et premières analyses) qui ont été remis par Total et qui devront être complétés dans les jours et semaines à venir dans le cadre de la surveillance à mettre en place sont les suivants :

Eaux superficielles : Les rus du «Lieutel», du «Breuil» et de la «Coquerie» ont été touchés. Impact plus faible sur la Mauldre, et aucune observation de pollution après Beynes. La DDT a réalisé des prélèvements 48h après la pollution et accompagne et contrôle Total dans un dispositif de suivi régulier de la qualité de l’eau. En dehors des «flaques» d’hydrocarbures qui sont en cours de récupération, les analyses menées dans les cours d’eau montrent des valeurs proches des limites réglementaires pour l’alimentation en eau potable. Une réduction des teneurs en polluants est observable pour les points ayant fait l’objet de deux prélèvements à 5 jours d’intervalle. L’impact est donc modéré.

Eaux souterraines : Les premiers avis des hydrogéologues montrent que la dispersion de la pollution a lieu par ruissellement en surface plutôt que par infiltration en profondeur. L’impact sur les captages d’alimentation en eau potable serait donc faible voire nul si les travaux de dépollution, à savoir le retrait des terres encore gorgées d’hydrocarbures, sont menés assez rapidement. Les terres sur lesquelles un impact visible de pollution était observable dans les champs ont été retirées et stockées provisoirement dans une zone délimitée du chantier de dépollution pour éviter une propagation de la pollution.

Faune : Faible mortalité animale (1,5 kg de petits poissons, 11 gros poissons, 9 oiseaux, 5 ragondins recensés), mais une vigilance à avoir notamment sur les espèces remarquables recensées sur le secteur. Sur ce sujet, pas de confirmation de présence de campagnol amphibie ou d'odonates de la liste rouge régionale. En revanche la présence du Martin-pêcheur, particulièrement sensible à la pollution est identifiée sur ce secteur. A noter également Sarcelle d'hivers et Canard siffleur déjà vus dans le secteur.

Pêche : En attendant la fin des travaux de dépollution dans les rus par Total (pompage) et l’analyse de la contamination des poissons, un arrêté d’interdiction de pêche et de consommation du poisson a été pris sur les rus de la Coquerie, du Lieutel et du Breuil jusqu’à la confluence avec la Mauldre. Sur la Mauldre entre Neauphle le Vieux et Beynes, par mesure de précaution, la pêche est autorisée mais avec remise en rivière du poisson et interdiction de la consommation.

> Arrêté préfectoral interdiction_consommation_Mauldre - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,09 Mb

> Arrêté préfectoral_interdiction_pêche_consommation_Lieutel - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,14 Mb

Zones naturelles : La fuite d'hydrocarbures a créé une pollution sur le ru de la Coquerie, affluent du ru du Breuil, lequel traverse une Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type I. Il s'agit de la ZNIEFF "Marais de Bardelle". Les impacts actuellement constatés sont modérés.

Impact des précipitations

Le système de tranchées réalisé autour du champ impacté, pour intercepter les écoulements, permettra de recueillir les hydrocarbures entraînés par les eaux de ruissellement. Les hydrocarbures ne pourront ainsi pas atteindre le réseau hydrographique.

En cas de montée importante du niveau de l’eau dans les rûs, une vigilance sera apportée à la possibilité que la pollution résiduelle encore présente dans les rûs ne soit déplacée sur les berges ou vers les zones humides proches. Les pluies survenues depuis l’accident n’ont pas conduit à observer ce phénomène. Le système de barrages anti-pollution est maintenu pour empêcher une propagation vers l’aval.

4. La réhabilitation des terres agricoles

Total doit désormais présenter le détail des mesures qu’il propose pour dépolluer le site. Après validation par les services de l’État, ces travaux seront encadrés par un arrêté préfectoral. Aucun stockage définitif de déchets sur le site n’est envisagé. Ils devront être traités dans des filières adaptées.

Total examine deux options. La première consiste dans le retrait et le remplacement de l’ensemble des terres impactées et réseaux de drainage. La seconde est un traitement sur place d’une partie des terres polluées, sous réserve de laisser une terre ayant gardé ses qualités agronomiques, afin de limiter l’impact en termes de nuisance liée à la circulation des camions pour les riverains. Cette seconde option conduirait néanmoins à une durée plus longue du chantier, et ne supprimerait pas totalement les passages de camions.

Préalablement à l’excavation, une étude de sol doit permettre de reconstituer le potentiel agronomique des terres, dans le but de rechercher des terres de remplacement.

Total procédera au remplacement de l’ensemble des terres excavées qui auront été évacuées du site, par des terres saines de qualité équivalente.

L’État s’assurera que la Chambre d'Agriculture de Région Ile-de-France est associée à ces opérations.

5. En cas de question :

L’Agence Régionale de Santé (ARS)

1. Ses missions

La délégation départementale des Yvelines de l’Agence régionale de santé est associée aux actions des autres services de l’état pour les sujets relevant de ses compétences. L’agence est notamment en charge :

  • de la surveillance des conséquences sanitaires de la pollution pour la population riveraine
  • du contrôle et de la protection de la ressource en eau uniquement destinée à la production d’eau potable

Dès le début de l’épisode, l’ARSAgence Régionale de Santé a nommé un hydrogéologue agréé qui a rendu un premier avis sur les risques de diffusion de la pollution et les mesures à mettre en place dès le 28 février 2019. Cet avis confirme notamment les mesures de précaution suivantes prises dès le 25 février :

  • Les forages destinés à la production d’eau potable qui pourraient potentiellement être impactés par la pollution ont été fermés par mesure de précaution.
  • Afin d’éviter d’attirer la pollution, il a été demandé que soit suspendu l’usage des puits situés dans le périmètre de vigilance.

Des prélèvements sont réalisés régulièrement dans certains forages dans l’objectif de surveiller la qualité des eaux et de détecter une éventuelle propagation de la pollution.

L’hydrogéologue suivra l’évolution de la situation et fera des recommandations relatives à la gestion de la ressource en eau.

Concernant les risques associés aux émanations d’hydrocarbures dans l’air ambiant, l’ARSAgence Régionale de Santé a interrogé le centre anti poison et de toxicovigilance Fernand Widal.

2. Point d’étape au 14 mars 2019 :

  • La production et la distribution d’eau potable continuent à être assurées dans toutes les communes avoisinantes par des forages situés en dehors de la zone, qui ont pris le relais de ceux ayant été arrêtés par mesure de précaution ; les captages arrêtés seront remis en service dès que les risques de diffusion de la pollution seront maitrisés.
  • La restriction d’utilisation des puits de particuliers situés dans le périmètre de vigilance doit être maintenue ;
  • Les émanations d’hydrocarbures ne présentent, à ce jour, pas de risque sanitaire pour la population, au regard des durées d’exposition et des teneurs actuellement mesurées ; toutefois des évaluations complémentaires sont en cours et l’ARSAgence Régionale de Santé invite toute personne souhaitant avoir des renseignements spécifiques à contacter les médecins du Centre anti poison.

3. En cas de question :

  • Délégation territoriale des Yvelines de l’ARS : ars-dd78-cssm@ars.sante.fr – 01 39 49 48 10
  • Centre anti poison : 01 40 05 48 48

Informations communiquées par Total (communiqués, diaporama, …)

https://fr.total.com/fuite-sur-le-pipeline-dile-de-france-dans-les-yvelines

Relations riverains et parties prenantes locales : 06 95 20 01 45 - RC-RGP-CONTACT-PLIF@total.com





Mercredi 27 février 2019 - Point de situation

Dimanche 24 février 2019, vers 22h30, Total a détecté, par perte de pression,  une fuite de pétrole brut sur le Pipeline d’Île-de-France (PLIF) au niveau de la commune d'Autouillet.

Le pipeline a été aussitôt mis en sécurité par Total qui a arrêté les pompages et déclenché son Plan de Surveillance et d'Intervention (PSI).

Le Préfet des Yvelines a dépêché sur place son Directeur de Cabinet Thierry Laurent pour coordonner les opérations et assurer la relation avec Total.

La CEllule anti-POLlution (CEPOL) des sapeurs-pompiers a été mobilisée et des reconnaissances  menées sur les différents cours d’eau

Des contrôles de qualité d’air intérieur ont été effectués par les pompiers chez les riverains les plus proches.

Mesures urgentes prescrites par les Services de l'Etat

La fuite a été découverte suite à des excavations le mardi 26 février au matin.

La brèche à l’origine de la fuite consiste en une ouverture particulièrement nette sur une longueur comprise entre 1,5 et 2 m sur la soudure longitudinale.

Mardi 26 février 2019, un arrêté de mesures d’urgence a été signé par le  préfet des Yvelines et notifié le jour même.

Il prévoit notamment :

  • le maintien hors service de la canalisation entre SP4 et SP5 ;
  • la mise en place immédiate de mesures visant à couper les voies de transfert vers les enjeux prioritaires que sont les cours d’eau, les zones humides et les captages AEP situés à l’aval ;
  • la remise sous 15 jours d’un rapport d’accident comprenant notamment le bilan exhaustif des examens, maintenances et contrôles effectués sur le tronçon accidenté ;
  • la réalisation sous 15 jours d’un diagnostic environnemental ;
  • la réalisation sous un mois d’un plan de prélèvements dans les eaux de surface, les eaux souterraines et les sols ;
  • la réalisation sous un mois d’un plan de gestion des pollutions ;
  • la mise en œuvre de ce plan de pollution, une fois validé par le préfet des Yvelines, sous 4 mois ;
  • avant la remise en service du PLIF, un bilan des réparations, tests et contrôles et mesures provisoires pour la remise en service (telles qu’une limitation de la pression maximum en service par exemple).

Pollution des terres agricoles

La surface de terres impactées est évaluée à environ 8 hectares. Total met en place des dispositifs de pompage dans les drains agricoles afin de récupérer le maximum de produit brut.

Dans un deuxième temps, un drain périmétrique (dont la profondeur reste à déterminer par Total) est envisagé afin de limiter la propagation du panache de pollution.

Dépollution

Le volume de terres impacté est estimé entre 50 000 et 100 000 m³, soit un ordre de grandeur compris entre 100 000 et 200 000 tonnes.

En première urgence, des camions-pompe récupèrent le brut dans le pipe et dans les drains agricoles avoisinants. L’objectif étant de récupérer le maximum de produit libre pour couper les voies de transfert vers les eaux souterraines et de surface à l’aval et limiter les volumes de terres polluées.

Eaux souterraines et eaux superficielles

Eaux superficielles

Les rus du « Lieutel », du « Breuil » et de la « Coquerie » sont touchés. Ceux-ci se jettent dans la Mauldre qui rejoint ensuite la Seine. Les sapeurs-pompiers ont posé des barrages sur le ru de Brueil et le ru de la Coquerie.

La coupure des voies de transfert des champs agricoles vers les rus a été réalisée. Désormais, la priorité consiste à mettre en place de moyens de pompage pour récupérer le produit flottant sur les barrages puis de nettoyer les berges des rus

Eaux souterraines

L’ensemble des captages de la vallée de la Mauldre sont actuellement fermés sur décision de l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui a mandaté un hydrogéologue pour évaluer l’impact de la pollution sur les captages AEP et envisager leur réouverture.

La Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie (DRIEE) a officiellement sollicité le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) pour être en mesure d’évaluer le risque de pollution des nappes souterraines les moins profondes et le temps d’infiltration.

Impact biodiversité

Aucune mortalité piscicole n’a été constatée à ce stade


Point de situation à 13h15

Dans les Yvelines, entre 4 et 7 ha de champs ont été touchés à Autouillet ainsi que des rivières (Rû le Lieutel et Rû de Breuil, Rû de la Coquerie) à Vicq, Boissy-sans-Avoir et Autouillet.

Total a activé son Plan de Surveillance et d'Intervention et sa cellule de crise.

20 sapeurs pompiers de la CEllule anti-POLlution (CEPOL) se sont rendus sur place.

Les services de l'Etat sont mobilisés : Thierry Laurent, directeur de cabinet du Préfet des Yvelines est sur place avec les élus, les agents de l'Unité départementale de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie (DRIEE), les gendarmes du Groupement départemental. Un poste de commandement avancé a été activé au centre de secours de Méré.